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 La Chronique d’Elisabeth, une Anglaise en Algérie

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TocKi
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MessageSujet: La Chronique d’Elisabeth, une Anglaise en Algérie   Lun 30 Juin - 0:12

Naviguer avec le nez. La Chronique d’Elisabeth, une Anglaise en Algérie

Par Elisabeth H

How to be an Alien (Comment être étranger) est un livre humoristique écrit par George Mikes, un hongrois, en 1946. Il se moquait gentiment des habitants de son pays d’adoption en donnant des « conseils » à d’autres étrangers sur le savoir-vivre. Le message est que quoi que tu fasses tu resteras toujours exotique parce que tu n’es pas anglais et être anglais égale être « normal ».

En Algérie c’est moi l’étranger et je le serai toujours. Celle qui a choisi l’anonymat de la grande métropole qui est Londres ne passe pas inaperçu en Algérie. Ce n’est pas une question de vêtements ou de la couleur des yeux. Tout me trahit. Ma façon d’avancer à grandes enjambées, vouloir être indépendante, me promener seule. Je sais que cela laisse perplexe mon entourage. Je m’en rends compte chaque fois que je me promène sur ma colline préférée pour faire du sport. J’aime monter de mon appartement au niveau de la mer jusqu’en haut où il y a un panorama splendide.

Bien sûr je suis seule (à pied) sur la route. Mes voisins, des personnes raisonnables qui montent en voiture, s’arrêtent, visiblement consternés, pour me demander si je veux qu’ils m’emmènent. Je les remercie et j’explique poliment que j’ai choisi de partir à pied pour faire du sport. De temps en temps je croise un autre piéton qui conclut tout de suite que je dois être perdue et propose de m’accompagner. Alors j’essaie d’expliquer que j’ai envie d’être seule pour me ressourcer, mais je sais qu’il ne me croit pas!

L’autre jour je me suis éloignée un peu du chemin pour m’installer sur un rocher et contempler la mer. Deux messieurs à quelques centaines de mètres m’ont saluée d’un signe de la main. Je fais pareil et reprends ma rêverie. Dix minutes plus tard ils s’approchent de moi, l’air soucieux. Si j’ai un problème? Euh non, je voulais juste admirer le paysage. Seule. Est-ce qu’ils avaient peur que je me jette dans le vide?

En Angleterre nous sommes plutôt réservés. Dire bonjour à quelqu’un est déjà signe de familiarité. Il est donc un peu fatiguant d’être interrompu plusieurs fois pendant une promenade solitaire, mais je sais que ce sont mes habitudes d’étrangère qui attirent cette attention. Alors il vaut mieux apprécier la sollicitude de mes compatriotes d’adoption, tout en gardant quelques habitudes «très British».
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